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Conférences 2016











Séminaire d’égyptologie
    Samedi 2 avril 2016 
à la Maison de la Vie Associative de Béziers           

par Marie-Christine Lavier, Docteur en Égyptologie

À la recherche des matériaux précieux
dans l’Égypte pharaonique


Les besoins d’une civilisation aussi avancée que l’était en son temps celle de l’Egypte ancienne, la pratique de sa religion et celle de ses rites funéraires ont toujours exigé l’emploi de matières précieuses, bois et minéraux rares, or, cuivre, pierres fines, résines odoriférantes, autant de produits dont la vallée du Nil était totalement dépourvue.

Dès l’époque prédynastique, certains d’entre eux y parvenaient déjà par le biais du commerce dont les voies se mettaient en place, avec l’Afrique en particulier. A la suite de l’unification du Double-Pays organisant un état centralisé sous l’autorité d’un roi unique, dont  la suprématie fut renforcée pendant les périodes dites des « Empires », l’Egypte connut rapidement un besoin toujours accru en matériaux et en matières précieuses, et s’est avérée en être une grande consommatrice. 

Le commerce international n’étant pas toujours fiable en raison des aléas politiques, les Egyptiens comprirent dès le tout début de l’Ancien Empire qu’il fallait aller quérir par eux-mêmes ces produits si nécessaires dans des contrées parfois désertiques, difficiles d’accès, voire lointaines. C’est ainsi qu’ils devinrent d’habiles prospecteurs, et qu’ils acquirent, pour certains, des compétences d’explorateurs ayant une parfaite connaissance du terrain, des populations et des produits des pays concernés, tout en étant en mesure d’organiser et de diriger une expédition.



Le séminaire porte sur les relations commerciales entretenues par les Egyptiens et sur l’exploitation qu’ils firent de toutes les ressources naturelles qu’ils purent trouver au sud, à l’est, au nord-est , à l’extérieur de leur vallée du Nil, parfois dans un environnement relativement proche, le plus souvent dans des régions éloignées et peu accueillantes. Chacune des trois séances concernera une aire géographique, avec les produits et les ressources qui lui sont spécifiques et les moyens utilisés par les Egyptiens pour les exploiter et les ramener chez eux.

Bien que peu traité en synthèse, le sujet est pourtant d’importance car on ne saurait assez dire que la puissance économique de l’Egypte pharaonique à certaines époques et la fabuleuse richesse du Nouvel Empire qui nous fascine tant, proviennent en très grande partie de l’exploitation de ces ressources situées en territoire étranger, parmi lesquelles l’or tenait la première place.

07/11/2015 : I. Vers le grand sud : la Nubie et le Pays de Pount.
02/04/2016 : II. Vers l’est : Montagnes et ouadis du désert de l’est, ports sur la Mer Rouge.
28/05/2016 : III. Vers le nord-est : Sinaï et ses déserts septentrionaux, et  côte méditerranéenne.

Tarifs : 20€ chaque séance + 20€ d’’adhésion à l’association


Pratiques funéraires "hors normes"

en Égypte Prédynastique

 Par M. Ian Gonzalez, doctorant ASM - UMR5140, archéologie funéraire à l'Université Paul Valéry,  Montpellier  3, spécialisé en  archéothanatologie

"Les travaux sur L'Égypte prédynastique ont connu un très sérieux développement depuis quelques décennies, et ne sont plus délaissés comme cela était le cas il y a quelques années. Ainsi, les chercheurs ont pu intensifier la Recherche concernant le monde funéraire. On a pu établir que celui-ci se caractérise par une multiplicité des pratiques funéraires qui sont toujours mal connues, mais qui pourraient être à la base des croyances de la période dynastique. Parmi cette multiplicité de gestes funéraires, ils en existent qui sont très mal connus, car les chercheurs n'ont pas pu trouver de thèse convaincante pour les expliquer. Ainsi, que ce soit dans des sites comme Adaïma, ou Hiérakonpolis, à côté de sépultures normées, il existe des pratiques hors norme, telles que des démembrements, des marques vertébrales, des réductions de cadavre, etc. Celles-ci ont pu être théorisées par une pléthore d'arguments plus ou moins recevables, et aucune thèse ne s'impose pour tenter d'expliquer ce genre de pratiques"







"Les reines du Nil au Nouvel Empire"
Par Christian LEBLANC

La période que couvre le Nouvel Empire égyptien (± 1543-1078 avant notre ère) est sans doute l'une des plus attachantes de l'histoire de la civilisation pharaonique. D'une grande richesse par ses sources et ses témoignages archéologiques et épigraphiques, par ses réalisations monumentales, cette époque nous introduit également auprès de pharaons dont les noms, depuis Ahmosis jusqu'à Ramsès III, demeurent prestigieux. Ces règnes, comme les événements glorieux ou moins solennels qui les marquèrent, ont fait l'objet de belles synthèses qui sont au fur et à mesure actualisées, en fonction des nouvelles découvertes. Dans leurs pages, on y évoque les faits qui ont jalonné cette société d'alors, à travers ses rouages institutionnels, religieux, administratifs, juridiques, économiques et sociaux ; on y parle des guerres qui ont, de temps à autre, secoué le Royaume des Deux Terres, mais aussi de ces périodes de paix et de prospérité qui ont été souvent fécondes par leur extraordinaire production artistique et littéraire. On y dresse enfin, en fonction des repères chronologiques qui nous sont fournis par la documentation, le bilan, tout incomplet soit-il, de ces dynasties successives, où se dégage parfois, à travers ses actions novatrices ou ses exploits, la personnalité d'un roi ou ce que l'on en devine. En revanche, il est bien plus difficile de pouvoir suivre et faire «revivre», avec autant de critères fiables et surtout de données précises ou datées, les célèbres « Dames de la Couronne », ces épouses ou grandes épouses royales, pourvues d'éminentes qualités et de titres exceptionnels, qui gravitaient à la Cour, dans l'ombre ou la lumière du souverain d'Égypte. Pourtant, que ce soit dans les affaires du royaume ou pour maintenir la stabilité de l'institution monarchique, surtout lors de successions où le nouveau roi couronné n'était encore qu'un enfant, ces reines du Nouvel Empire ont joué un rôle qui est loin d'être négligeable. Bien souvent, elles ont apporté leur efficace concours pour assurer au mieux ces nécessaires transitions, pour régler des conflits internes qui pouvaient être graves, ou encore pour instaurer le calme dans la Vallée, notamment au début de la XVIIIe dynastie, après les turbulences et les désastreuses séquelles qu'avait entraîné la longue présence des Hyksos.
Certes, pourvues de fonctions «secondaires» par rapport aux lourdes charges et responsabilités qui incombaient à Pharaon, elles n'en ont pas moins mis à sa disposition comme à celle du royaume, leur expérience, leur talent et parfois leur réelle compétence en matière diplomatique ou politique. Chacune à leur manière, ces «Dames de la Couronne» ont, en fonction de leur personnalité respective, contribué à l'épanouissement de leur époque et de la monarchie pharaonique. De la XVIIIe dynastie à la fin de la XXe dynastie, c'est-à-dire pendant tout le Nouvel Empire égyptien, elles ont tenu un rôle important, parfois déterminant, dans les rouages du temple et du palais. Sans elles, c'est indéniablement une autre page d'histoire de ces quelques lointains siècles, bien différente, qui aurait été écrite.













Origines et histoire du vin dans l’Égypte ancienne
Par Luc Watrin, conférencier.



Bibliographie communiquée par Chloé GIRARDI concernant la période Prédynastique


Quelques ouvrages de référence :

BRÉAND (G.) et al., Aux origines de pharaon, Guides archéologiques du Malgré-Tout, Treignes, 2009.
CRUBÉZY (E.), JANIN (Th.), MIDANT-REYNES (B.), Adaïma II. La nécropole prédynastique, FIFAO 47, 2002.
GRAJETZKI (W.), Burial Customs in Ancient Egypt. Life and Death for Rich and Poor, Londres, 2003.
MIDANT-REYNES (B.), Préhistoire de l’Égypte. Des premiers hommes aux premiers pharaons, Paris, 1992.
MIDANT-REYNES (B.), Aux origines de l’Égypte. Du Néolithique à l’émergence de l’État, Paris, 2003.
PATCH (D. Cr.) (éd.), Dawn of Egyptian Art, New Haven, Londres, 2011.
PETRIE (W.M.Fl.), Prehistoric Egypt with Corpus of Prehistoric Pottery and Palettes, Londres, 1920-1921. (pdf sur internet)
PETRIE (W.M.Fl.), QUIBELL (J.E.), Naqada and Ballas, BSAE 1, 1895. (pdf sur internet)
TEETER (E.) (éd.), Before the Pyramids. The Origins of Egyptian Civilization, OIMP 33, Chicago, 2011. (pdf sur internet)
TRISTANT (Y.), « Le delta du Nil avant les pharaons. Entre originalités locales et influences étrangères », Archéo-Nil 15, 2005, p. 75-102. (pdf sur internet)
WENGROW (D.), The Archaeology of Early Egypt, Social Transformations in North-East Africa, 10000 to 2650 B.C., Cambridge, 2006.

Périodiques :

Archéo-Nil (revue annuelle de la Société pour l’étude des cultures prépharaoniques de la vallée du Nil. Certains articles sont disponibles en ligne).
Nekhen-News (publication annuelle des fouilles de Hiérakonpolis. Les volumes 1 à 23 sont disponibles en ligne).

Sites internet :

Digital Egypt for Universities : http://www.digitalegypt.ucl.ac.uk.
Late Predynastic and Early Dynastic Egypt : http://www.xoomer.virgilio.it/francescoraf.
Hierakonpolis online : http://www.hierakonpolis-online.org
Archéo-Nil : http://www.archeonil.fr