Qui sommes-nous?


Notre raison d’être
Faire connaître l’Égypte ancienne au moyen de cours de civilisation et d’écriture hiéroglyphique, de conférences, de voyages ou de visites d’expositions.

Nos initiales
C L É … symbole d’ouverture à la connaissance !

Notre rêve
Saint Aphrodise prêtre d'Hermès à Héliopolis venu évangéliser la Gaule accompagné de son chameau "Lou Camelou" relie notre cité de Béziers à la terre d'Égypte.

Nous nous adressons à tous les passionnés de cette civilisation, à ceux qui voudraient prolonger la magie de leur voyage en Égypte et approfondir leurs connaissances, ou préparer leur future visite des sites du Double-Pays.
Notre Centre existe à Béziers depuis 1998 , fondé par Mr Georges Ghaly à la fin de ses études montpelliéraines. Intervenant au départ pour cours et conférences, il a ensuite demandé à Mme Nadine Guilhou, égyptologue de l’Université Paul Valéry Montpellier III, de reprendre le flambeau pour les cours de civilisation, Mme Marie-Françoise Vauthier d'assurer le cycle d’épigraphie pour débutants. Depuis quelques années Mme Laure Bazin l’a remplacée pour l’écriture et le cours hybride alliant civilisation et hiéroglyphes, créé spécialement pour les néophytes, mais apprécié par les élèves des autres cours. 

Nos cours ont lieu à la Maison de la Vie Associative, où nous bénéficions depuis le départ des salles et des plages horaires dont nous avons besoin. Ce soutien de la Municipalité a été décisif en nous permettant d’exister et de poursuivre nos activités.

La municipalité  nous a également ouvert les portes des Musées, où nous organisons environ cinq conférences par an en collaboration avec le Musée du Biterrois. 

Nous proposons encore des visites d’expositions et de collections, et des voyages d’étude en Égypte.
Notre centre propose deux cycles de civilisation par an, de Septembre à Janvier, et de Février à Juin, le mardi à 18h30. Les cours sont illustrés de diapositives et accessibles à tous ceux qui s’intéressent à l’Égypte. Le compte-rendu de chaque cours, reprenant toutes les photos montrées par l’égyptologue, est rédigé par quelques adhérents et proposé à ceux qui le désirent.

Les cours d’écriture hiéroglyphique s’adressent à ceux qui voudraient approcher un peu plus la pensée égyptienne, par l’apprentissage de la langue, avec sa grammaire et son vocabulaire imagé, ce qui apporte énormément dans la connaissance de cette civilisation. L’inscription se fait pour l’année.

Depuis quelques années, nous offrons en outre aux personnes intéressées par cette civilisation, même débutants, la possibilité de suivre un cycle d’initiation, ce cours «hybride», alliant civilisation et écriture égyptiennes, conserve comme fil conducteur le thème entamé en 2010 des animaux dans l’Égypte ancienne.

En relation avec d’autres associations égyptologiques du sud (Nîmes, St Estève, Montpellier, Marseille, Avignon), nous assistons à leurs conférences ou colloques, et échangeons données et informations sur l’Égypte ancienne. Nos contacts avec les égyptologues lors des conférences ou des voyages, ont tissé des liens au fil du temps, qui nous confortent encore dans notre passion commune.
La  bibliothèque constituée petit à petit propose de nombreux ouvrages généraux ou en rapport avec nos cycles de cours.


Un de nos professeurs
 
Interview de Nadine Guilhou par l'Association Dauphinoise d'égyptologie en 2013
Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?
Contrairement à la plupart de mes collègues, je n'ai pas eu de vocation de l'égyptologie ! Après mon bac, je suis rentrée en hypokhâgne avec l'intention de mener en parallèle des études de Lettres Modernes à l'université. Mais voilà : c'était juste après 68, et j'ai découvert qu'il y avait à la fac un enseignement d'Histoire de l'art. J'ai donc abandonné l'hypokhâgne et j'ai commencé à suivre, en même temps que mes études de Lettres Modernes, des études d'Histoire de l'art et archéologie. J'ai commencé par l'art contemporain, qui était ce qui m'intéressait le plus. J'ai continué avec la Préhistoire, qui m'a fascinée, et suivi un cours de sculpture romane. Sur ces entrefaites s'est créée la chaire d'égyptologie à Montpellier. Je suis allée à la réunion d'information, et là, Monsieur Daumas disait : « Non seulement il faut avoir fait de l'anglais, de l'allemand, du grec et du latin, mais il est souhaitable de connaître l'arabe, l'hébreu et le berbère ». Je me suis dit, ma fille, ça n'est pas pour toi. J'avais bien fait anglais et latin, mais pas le reste ! Je me suis quand même inscrite l'année suivante à l'UV de civilisation, tout en commençant à suivre les cours de grec (que j'avais obstinément refusé de suivre au lycée !). Et là, M. Daumas nous dictait et nous commentait les traductions du temple de Dendara. C'était très frustrant, car il s'adressait sans cesse aux autres, qui suivaient les cours de langue depuis l'année précédente, en leur précisant de quel mot égyptien il s'agissait, etc. (ce que je fais moi-même maintenant, bien sûr !). L'année suivante, je me suis inscrite au cours d'épigraphie et j'ai commencé l'allemand, indispensable également pour l'histoire de l'art et archéologie de la Grèce et du Proche-Orient. Je me suis dit : tant pis pour l'hébreu, l'arabe et le berbère !
Et après, bien sûr, je suis tombée dedans. Pendant deux ans, l'enseignement se bornait à la grammaire (Gardiner,  à l'époque) et à de la langue classique. Et en 3e année, j'ai déboulé dans le cours commun, avec tout à la fois : hiératique, ptolémaïque et copte !  Ce n'était pas évident.
Entre temps, j'avais terminé une maîtrise de Lettres Modernes et une maîtrise d'Histoire de l'art, qui s'appelait alors « Maîtrise spécialisée d'Histoire régionale ». J'avais à cette occasion étudié la collection de céramique géométrique grecque du Musée de Nîmes. Alors, quand j'ai voulu faire une maîtrise d'égyptologie, M. Daumas m'a dit : « C'est idiot. Vous en avez déjà deux. Inscrivez-vous plutôt en doctorat de IIIe cycle ». En fait, à ce stade, j'ai hésité entre la céramique grecque, et en particulier la période géométrique, et l'égyptologie. Ce qui m'a décidée, c'est que je partais pour deux ans en Algérie avec mon mari qui faisait son service national dans la coopération, et qu'il était plus simple de partir avec une grammaire et un dictionnaire sous le bras que de travailler sur un sujet qui nécessitait une véritable bibliothèque. J'avais choisi, parmi les sujets proposés par M. Daumas, le Livre de la Vache céleste, dont il n'existait alors que de vieilles traductions, la plupart du temps incomplètes. Je notais tout ce qui demandait une étude plus approfondie et des références et aux vacances scolaires, j'allais passer une semaine à la bibliothèque. J'avais aussi, à la fac, ma sœur, que j'avais entraînée dans l'aventure, et qui pouvait vérifier des références.
Donc, comme vous voyez, je suis venue à l'égyptologie par un concours de circonstances.
 Quel est votre parcours ?
J'ai déjà répondu, en fait. Mon parcours est, avec un décalage d'un an, études de Lettres Modernes, d'Histoire de l'art et d'archéologie, puis Egyptologie. Du point de vue professionnel, j'ai commencé comme chargée de cours à l'Université Paul-Valéry, sur un poste vacant de Nicolas Grimal. Je me suis beaucoup investie dans toutes les associations égyptologiques locales, qui se montaient peu à peu. Après plusieurs années d'emploi en CDD à la bibliothèque d'égyptologie (où nous avons, en particulier, Marguerite Morfin et moi-même, rentré et inventorié le fonds Daumas), j'ai été titularisée sur concours sur un poste d'ingénieur d'études. J'ai participé aux projets d'équipe successifs : catalogue des valeurs phonétiques des signes ptolémaïques, projet autour de l'Univers végétal, dirigé par Sydney Aufrère. Maintenant, comme tous mes collègues de Montpellier, je travaille davantage en solitaire, même si je participe au projet de Bernard Mathieu sur l'univers des Textes des Pyramides.     
 Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?
Je m'intéresse essentiellement, et depuis le début, aux textes religieux et funéraires : Textes des Pyramides, des Sarcophages, Livre des Morts, sarcophages des XXIe et XXIIe dynasties, et astronomie égyptienne. Bien sûr, comme j'ai fait mes études à Montpellier avec François Daumas comme professeur, je continue à m'intéresser aux textes et à l'écriture de l'époque ptolémaïque et romaine, qui peuvent souvent apporter un éclairage sur des documents plus anciens.
 Publié le 31/08/2013


 Renseignements et inscriptions

06 78 44 01 68
Adresse : Maison de la Vie Associative
BP 117-15 rue Général Margueritte-34500 Béziers 
Tel. : 04 67 36 82 60
 Adresse e-mail : centrelanguedocien-egyptologie@wanadoo.fr